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Entrée dans la profession du consultant formateur

Entrée dans la profession du consultant formateur

À l’aube du décret d’application de la loi du 5 mars 2014, il y a une volonté pour l’Etat de réduire le nombre d’organismes de formation et d’exiger plus de qualité. Dans ce contexte, sécuriser et pérenniser l’activité du consultant formateur indépendant est un enjeu fondamental. C’est sur ce thème que se sont tenues les 2° assises du Consultant Formateur Indépendant (CFI) organisées par le SYCFI (Syndicat des Consultants Formateurs Indépendants).

Au cours d’interventions individuelles et de tables rondes, les intervenants ont évoqué les problématiques relatives au positionnement du CFI et à la qualité en formation professionnelle.

COMMENT FAIRE DE LA QUALITÉ EN FORMATION PROFESSIONNELLE ?

La qualité en formation professionnelle repose sur un écosystème complexe. Il englobe l’ensemble des parties intéressées, à savoir l’organisme de formation, le formateur, l’Etat et les collectivités mais aussi l’apprenant lui-même. À ce jour, il existe plus de 40 000 professionnels de la formation et du conseil (selon l’ICPF & PSI). Alors que le marché demande toujours plus de qualité de la part des professionnels de la formation, il ne permet pas de distinguer un formateur professionnel.

FAUT-IL RÉGULER L’ENTRÉE DANS LA PROFESSION DU CONSULTANT FORMATEUR ?

C’est le thème de la table ronde autour de laquelle est intervenu François GALINOU, Président de l’ICPF & PSI, Directeur de Pedagogic Agency et membre de la commission française AFNOR de normalisation en formation professionnelle.
Selon lui, « le marché de la formation professionnelle doit se réguler selon l’initiative des professionnels. En ce qui concerne le CFI, « il doit prouver son expérience réussie et certifiée ». Il est possible pour le consultant formateur de certifier son professionnalisme, avec la certification ICPF & PSI, dans sa fonction et son secteur d’activité.

POURQUOI NE PAS CERTIFIER LA COMPÉTENCE ?

Selon un CFI, « il serait plus opportun de certifier la compétence ». Pour François GALINOU, seul celui qui a la compétence peut attester de cette même compétence chez un autre formateur. Cependant, il s’agit là d’une reconnaissance seconde partie, contrairement à la certification ICPF & PSI qui est tierce partie et par définition plus objective.

VA-T-ON VERS LE « TRIPADVISOR » DES CFI ?

D’après un second CFI, « on tend vers le « Tripadvisor » des CFI à travers la visibilité sur les réseaux sociaux ». Comme l’explique François GALINOU, les informations sur les réseaux sociaux ne sont pas directement vérifiables et fiables. De plus, « la qualité de la prestation du CFI dépend de l’effort intellectuel que va faire l’apprenant ». Selon lui, « il faudrait que tous les acteurs de l’écosystème témoignent pour avoir le même système que « Tripadvisor », ce qui n’est pas prêt de se produire ».

POURQUOI NE PAS FAIRE PASSER DES OBLIGATIONS DE PERFORMANCE PAR LA PÉDAGOGIE ?

D’après l’intervention d’un troisième CFI, « on devrait faire certifier la pédagogie de l’intervenant ». L’ICPF & PSI atteste indirectement de la pédagogie du formateur via sa formation initiale ou professionnelle et son expertise réussie. D’après François GALINOU, « il existe de nombreux formateurs avec des méthodes pédagogiques diverses ». À la vue de cette variété il n’est pas aujourd’hui possible de certifier directement les compétences pédagogiques.

En résumé, c’est le consultant formateur qui doit lui-même se distinguer à travers la certification. Les questionnements successifs des CFI autour de cette table ronde ont mis en évidence le flou qui règne en qualité. Les approches sont multiples et ne sont pas toujours pertinentes. Espérons que les décrets sur la qualité à paraître à la fin de l’année donneront un signal clair aux acteurs.

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